Bonjour tout le monde !
Ø Préambule
Au nom de Dieu le tout miséricordieux, sur ce blog je vais essayer de vous faire explorer la vie d’un homme qui a révolutionné le monde, et qui à travers sa vie nous pouvons tirer de grandes leçons. Ce grand homme est le prophète Mohammad (paix de Dieu sur lui). Vous trouverez dans ce blog quelques extraits de sa vie avec des commentaires.
Ø Rappel historique
A la naissance de Mohammad (P.d.D sur lui) en 570 après Jésus (P.d.D sur lui) le monde était dominé par deux grandes puissances, la Perse et Byzance. Où l’oppression et l’injustice sévissaient comme chez toute civilisation à son point culminant d’où commence la chute.
Quant à l’Europe qui vivait son époque la plus sombre. La femme moitié de la société était méprisée au point qu’on se demandait si de nature, elle était animal ou démon.
Ø Avant la révélation
Les deux années qui précèdent la révélation, le prophète va de plus en plus aimer la solitude, en effet il aimait bien se retrouver dans la caverne de Hira [une caverne sur une haute cime de montagne, qu’un jeune homme peut escalader en une heure et demi environ] où il demeurait solitaire pour méditer et réfléchir à la création de l’univers. Sa femme Khadija (que dieu soit satisfait d’elle) le soutenait et lui tenait compagnie, elle escaladait cette montagne pour passer quelques moments avec lui et lui apporter des provisions. C’était une femme très sage et le prophète la désigna comme la meilleure femme du monde avec Mariam [mère de Jesus].
Il faut souligner aussi que Khadija était une grande femme d’affaire et qui gérait plusieurs caravanes commerçantes et que le prophète, son mari faisait parti de ses employés. Et il n’a jamais refusé de travailler pour une femme. Ce rappel est destiné à ceux qui mettent en doute le rôle positif de la femme et sa place très importante dans l’Islam. Khadija est un exemple parmi d’autres femmes qui ont fait beaucoup pour l’Islam et à qui on doit énormément. Certains vont me répondre mais on a vu à la télé… je leur répond que les musulmans à notre époque sont en décalage avec l’Islam. En parlant de ça je me rappelle de la célèbre phrase d’un scientifique anglais qui s’est converti à l’Islam disant : < heureusement que j’ai connu l’Islam avant de connaître les musulmans >. Je précise que c’est un scientifique car il ne s’est pas converti en se réveillant un matin… lui comme plusieurs scientifiques qui se sont convertis après avoir découvert des vérités scientifiques dans le saint coran, je cite comme exemple le Dr L.Moore qui est un grand professeur de génétique canadien et qui a écrit un livre sur la précision de la description de l’évolution du fœtus dans le coran.
Ø Le début de la révélation
Une nuit sans lune à la fin du mois de Ramadan, alors que le prophète se trouve à Hira quand soudain l’ange Djibril [Gabriel] lui apparut et lui disait : < lis > le prophète dit : < je ne sais pas lire > il lui répéta : < lis > le prophète répéta : < je ne sais pas lire >. Il le prit dans ses bras, le serra très fort et lui répéta : < lis > alors le prophète répondit : < lire quoi ? >. Il le serra une troisième fois jusqu’au point de lui couper le souffle et lui dit : < lis, au nom de ton seigneur qui a crée … > c’est le premier verset révélé du coran.
- Pourquoi ces accolades données par Djibril au prophète ?
Ces accolades signifient la miséricorde, la paix et l’amour qu’il y a dans l’Islam.
Ils font comprendre au prophète qu’il est bien éveillé et que ce qu’il voit n’est pas un songe.
- Pourquoi < lis > est le premier mot révélé du coran ?
Ce mot a une très grande importance puisqu’il souligne l’importance de la science et de la culture en générale.
Après cette première rencontre avec Djibril, le prophète anxieux pensant que c’était un djin, descendit en courant chez lui en disant : < couvrez moi, couvrez moi >. Après avoir raconté ce qui s’est passé à sa femme, elle le rassura et lui répondit : < non par Dieu il ne t’humiliera point. Tu préserves les liens familiaux, tu secours le faible, tu honore ton invité et tu aides contre l’injustice >.
La réaction de Khadija montre bien à quel point c’est une femme sage. Lorsqu’elle a dit : Dieu ne t’humiliera point, elle a justifiée ceci par les qualités pratiques du prophète et non pas ses qualités en tant qu’adorateur. Je veux dire par ça que dans l’Islam et le bon comportement sont indissociable de la vie de tous les jours il est aussi important que l’adoration. D’ailleurs il n’y a pas que le comportement mais tout le coté pratique de la vie c’est pour ça que dans l’Islam on dit que : < le travail est une adoration > c’est-à-dire aussi important. Un bon musulman est un musulman pas seulement adorateur c’est aussi un travailleur qui a un comportement exemplaire, ou un étudiant qui étudie sérieusement et respecte ses enseignants. Je donne ces exemples car souvent les musulmans de notre époque ne reflètent pas la vraie image de l’Islam.
Lorsque le prophète se calma, Khadija l’emmena chez son cousin Waraqa Ibn Nawfal, un chrétien qui a passé sa vie à étudier l’évangile et qui maîtrisait bien l’hébreu, à ce moment il était vieux et aveugle. Elle lui dit : < cousin, écoute ce que ton neveu a à te dire >.
Une fois que le prophète lui a raconté ce qui s’est passé dans la caverne, Waraqa lui dit : < tu es le dernier prophète, c’est An-namous (le confident) que ta vu. C’est celui qui est apparu à Moussa (Moïse), pourvu que je sois vivant lorsque to peuple t’expulsera. Le prohète l’interrompit : < vont-ils m’expulser ?!! > il lui répondit : < oui, il n’y a pas un homme qui soit venu avec ce que tu apportes sans qu’il soit combattu et expulsé. J’aurai souhaité être plus jeune et si je vis jusqu’à ce jour, je te soutiendrai ardemment >. Ce grand homme, Waraqa est mort quelques jours après la rencontre du prophète. Cet homme a mérité le paradis pour un instant de sincérité.
Ø Début de l’invitation à l’Islam
Ø Invitation secrète
- Pourquoi invitation secrète ?
Secrète parce que ça faisait partie de la stratégie du prophète, en effet il choisissait soigneusement ses compagnons, dans toutes les classes de la société et toutes les tribus. Mais ils avaient tous un point commun c’est qu’ils étaient des hommes, des femmes qui étaient de noble morale, avec un esprit d’entreprise, positifs, sincères et qui savaient porter un responsabilité. Bien sûr la première personne à embrasser l’Islam après le prophète fut Khadija ensuite Ali son jeune cousin, Zaïd et Abou-Bakr.
En cinq six mois, vingt-sept hommes et dix-huit femmes ayant une moyenne d’âge de vingt-cinq ans avaient embrassé l’Islam. C’est à partir de ces quarante-cinq personnes que tout va commencer.
La tribu de Qoraïche [tribu où est né le prophète] ne savait rien mais sentait que quelque chose avait changé. Car trois ans après la révélation et sans confrontation cent personnes, cent bons éléments avaient embrassé l’Islam.
Ø Invitation publique
On remarque qu’avant de passer à l’invitation publique le prophète s’est organisé et a avancé pas à pas afin d’atteindre un objectif à long terme.
Le prophète commence par inviter toute sa famille chez lui, une fois sa famille rassemblé chez lui et avant qu’il ne leur parle de son message, Abou-lahab [l’un de ses oncles] s’écria < sache que nous ne pouvons pas te défendre contre tous les arabes et sache que tu apportes à ta famille le plus grand malheur jamais apporté par un fils à sa famille >. Après cet incident le prophète n’a pas polémiqué avec Abou-lahab, il est resté calme et invita ses invités à partir s’ils le souhaitent. L’attitude d’Abou-lahab s’explique par sa crainte pour ses intérêts économiques et non pas parce qu’il détestait son neveu, car il faisait partie de l’élite de la tribu de Qoraïche et la Mecque était une plate forme pour tous les commerçants arabes. En réagissant comme cela il voulait montrer son animosité en vers Mohammad afin que les arabes ne le blâment pas.
Le prophète ne désespéra pas et décida d’inviter encore une fois trente membres de sa famille dont Abou-lahab et pendant que les hommes et les femmes de la famille mangeaient [le prophète faisait participer les femmes à ses réunions, c’est un rappel encore une fois pour ceux qui mettent en doute la place de la femme dans l’Islam] il commença son discours : < louange à Dieu, je le loue, je demande son assistance, je crois en lui, j’ai confiance en sa puissance et j’atteste qu’il n’existe aucune divinité à l’exception de Dieu. Sachez que si j’allais décider de mentir, ce ne serait pas à vous que je le ferai et sachez que si j’allais décider de tromper les gens ce ne serait pas avec vous que je le ferai. Dieu m’a envoyé à vous en particulier et aux gens en général. Je jure par Dieu que votre mort sera comme votre sommeil et que votre résurrection sera comme votre réveil et qu’ensuite il y’aura ou bien le paradis ou bien l’enfer. ô Banou-Hachem, ô Banou-Abdel muttaleb, ô Banou-Abbass, ô safeyya tante du prophète, ô fateama fille du prophète, accomplissez de bonnes œuvres parce que je ne pourrai pas vous défendre si Dieu décide de vous châtier > .
Une fois que le discours du prophète fut terminé, il tendit sa main en demandant, qui acceptera son invitation, mais malheureusement personne ne s’est manifesté, sauf son petit cousin Ali âgé de treize ans qui se leva en disant : moi je te soutiens. Le prophète a aussitôt mis sa main dans la main de cet adolescent en le remerciant.
Remarquez encore une fois l’attitude du prophète, qui nous enseigne comment encourager nos gamins à prendre des initiatives et à leur donner confiance en eux. Une autre personne à sa place se fâchera sûrement si personne ne répond à son message.
Suite éditée le : 21/11/2006 (bonne lecture)
Toutefois, le prophète n’oublia pas que son message était aussi destiné au monde entier c’est en ce sens qu’il décida de monter sur la colline d’As-safa, en appelant les délégués de toutes les tribus arabes pour entendre son message. Il dit : < ô bani-abd-manaf, ô bani-abdel-muttaleb, ô bani-fahr, … si je vous disais qu’une armée risque de vous attaquer par derrière cette colline, me croirez-vous ? > ils répondirent : < on ne t’a jamais vu mentir >. Le prophète dit : < je vous annonce donc que je suis messager de Dieu pour vous avertir d’un châtiment douloureux >.
Abou-lahab lui répondit : < damné sois tu ! est-ce pour cette raison que tu nous a rassemblés ? >. Après cela Abou-lahab décida d’inciter Qoraïche à abandonner son attitude de neutralité, et à attaquer physiquement le prophète et ses compagnons. Mais Qoraïche ne se limita pas qu’à ça, elle commença par répandre le scepticisme et la moquerie autour du message du prophète, c’est dans ce but que les chefs de Qoraïche se rassemblèrent chez Al-walid ibn Al-moghira et décidèrent qu’il fallait dire que Mohammad était un fou mais Al-walid leur répliqua : < nous connaissons les fous mais ce que Mohammad dit n’est pas de la folie >. Ils pensèrent à dire qu’il était magicien mais Al-walid leur dit : < nous connaissons les magiciens mais ce que Mohammad fait n’est pas de la magie >. Ils décidèrent donc de dire qu’il est poète mais Al-walid leur répondit : < nous connaissons les poètes mais ce que Mohammad dit n’est pas de la poésie >. Ils décidèrent donc de dire qu’il est un prêtre mais Al-walid leur dit : < non, ce n’est pas un prêtre, son discours a une certaine douceur et jouit d’une grande élégance. Son début est fructueux et sa fin est riche, il domine et rien ne peut le dominer >.
Les chefs de Qoraïche s’étonnèrent et lui demandèrent : < as-tu cru en son message ?!! > il répondit : < non. Comment Dieu a-t-il révélé à lui alors que je suis le chef de Qoraïche >.
Ø L’engagement du prophète et ses compagnons
Qoraïche n’appréciait pas du tout la vitesse de la propagation de l’Islam. Ses notables se mirent d’accord pour l’entraver et s’attaquer au prophète, nuire à sa famille et infliger à ses compagnons des supplices corporels allant parfois jusqu’à la mort. Abou-lahab marchait derrière le prophète dans les rues de la Mecque en disant à tous ceux qui s’approchaient de lui : < ne l’écoutez pas c’est un menteur >.
Pour la femme d’Abou-lahab, rien ne lui semblait suffisant dans sa haine envers le prophète. Elle déposait de la saleté devant sa porte et lui jetait de la poussière sur le visage. Il ne faisait que répondre : < quel voisinage est-ce là ? > sans colère et sans lui rendre la pareille. Cette femme composait des verset satiriques où elle insultait le prophète en lui donnant le surnom de ‘Mouzammam’ (le blâmable) et quand ses compagnons se fâchaient, il leur disait : < ne vous en faites pas, elle insulte ‘Mouzammam’ alors que moi je m’appelle Mohammad (le louable). [ En abordant cette histoire de prénom, j’attire votre attention en vous rappelant que le prénom du prophète est Mohammad et qu’il doit se prononcer comme cela et non pas ‘Mahomet’, car la traduction de ‘Mahomet’ en arabe veut dire (le non louable) alors SVP faites très attention ].
Le prophète et ses compagnons supportaient toute cette barbarie tout répondant au mal par le bien, pour la cause et afin de nous faire parvenir le message. Au milieu de tout cela le coran venait le consoler avec des versets comme ceux-ci et qui peuvent être traduit par : <… et nous savons certes que ta poitrine se serre, à cause de ce qu’ils disent > (sourate Al-hijr ; 97) ou encore : < il ne t’est dit que ce qui a été dit aux messagers avant toi. Ton seigneur est certes détenteur du pardon et détenteur aussi d’une punition douloureuse. >.
Face à la résignation du prophète, les Qoraïchites vont durcir le ton. Comme Oqba-ibn-mou’âit qui par exemple attendait le moment où le prophète faisait sa prière devant la Kaâba, venait vers lui, lui enlevait sa cape et l’enroulait sur sa tête essayant de l’étouffer. Une fois encore alors que le prophète était en prière, Oqba vit non loin de là le cadavre d’un chameau, il prit sa lame, ouvrit le ventre du chameau et sortit ses boyaux puis les mit sur le dos du prophète qui était en prosternation. Le prophète resta ainsi jusqu’à ce que l’une de ses filles vienne l’en débarrasser alors que les gens riaient autour d’eux. A Zeineb qui pleurait de cette pénible scène, le prophète dit : < ne pleure pas ma fille, Dieu triomphera ton père >.
Abou-jahl (l’un des oncles du prophète) décida un jour en jurant par Allât et ouzza (divinités de Qoraïche : < j’irai voir Mohammad dans sa prière et lui écraserai la face, enfoncerai son visage dans la poussière avec mon pied >. Mais il revint frissonnant et dit : < lorsque j’ai voulu m’approcher de lui, j’ai une tranchée de feu devant moi et j’avais peur d’être brûlé si je la traversais >.
Les compagnons du prophète ne cédèrent devant rien. Abdallah-ibn-Massâoud un jeune homme malingre (faible corporellement) dit un jour : < par Dieu je leur ferai entendre le coran >. Il alla à la Kaâba (centre de la Mecque) et entama sourate Ar-rahmane à haute voix. Les Qoraïchites le prirent et le rouèrent de coups jusqu’à ce que ses compagnons vinrent pour le délivrer entre la vie et la mort. Mais à la surprise de ceux-ci, il leur dit : < par Dieu je récidiverai demain >. Et c’est ce qu’il fit et les Qoraïchites le prirent encore une fois et battirent jusqu’à ce que ses compagnons l’en délivrèrent. Il leur répliqua : < par Dieu je le referai demain >. Alors le prophète lui dit : < aie pitié de toi Ibn_massâoud >. Il répondit : < par Dieu je les trouve plus méprisables qu’avant >.
Soumaya la femme de yasser, elle avait dépassé la soixantaine mais elle avait tenu devant Abou-jahl qui la torturait afin qu’elle renie sa foi. Cela rendit fou Abou-jahl qui se sentait impuissant devant cette femme de courage. Un jour excédé par sa résignation il prit une lance et l’enfonça dans ces parties intimes et elle mourut. Elle fut le premier martyr dans l’Islam, encore une fois c’est une femme.
[ Tous ces exemples ne sont qu’une goûte dans un océan de femmes et hommes braves qui se sont sacrifiés pour la vérité suprême. Je me suis limité à quelques uns car on ne pourrait pas tous les citer. Tout ça pour vous dire qu’on leur doit une fière chandelle, grâce à Dieu et à leur volonté nous sommes aujourd’hui musulmans. Le remerciement par la bouche ne suffit pas pour les remercier comme il se doit, on doit les prendre comme exemple. C’était des gens issus de classes sociales différentes mais ils avaient tous un point commun : positifs, volontaires, responsables.
Vous voyez maintenant l’utilité de l’invitation secrète à l’Islam évoqué précédemment. Le prophète a mis en place une stratégie pour répandre son message, il ne s’agissait pas de foncer sans réfléchir, c’est pour cela que pendant les trois ans de l’invitation secrète il a choisi dans chaque tribu, chaque famille : le meilleur.
Certains me diront et comment prendre exemple sur eux ? Je dirai tout simplement d’être le meilleur dans son domaine : étudiants, médecins, ouvriers, avocats, artistes… en tant que musulmans c’est notre devoir, et il ne s’agit pas seulement d’être le meilleur dans son domaine mais de se comporter et d’avoir une noble morale (celle de l’Islam) car l’Islam c’est le bon comportement. Bien se comporter comprend le respect des parents, des enseignants, des personnes plus âgées, la miséricorde envers les plus faibles, apporter de l’aide aux autres, être un citoyen responsable (d’ailleurs ceux qui ne sont pas encore inscrit sur la liste électorale, qu’ils le fassent immédiatement). J’espère que vous avez pris conscience de la valeur de l’Islam, alors essayons de montrer sa vraie image.].
la suite est en cours d’élaboration



